« Tout part du produit », déclare Marine, Acheteuse pour La Grande Épicerie de Paris depuis 6 ans. Pour elle, c’est à la fois une certitude et une connaissance empirique. Car avant de remplir les rayons de produits sélectionnés avec soin, Marine a suivi une formation d’Ingénieure en agriculture, complétée par un Master spécialisé en Agronomie en école de commerce. « Grâce à ce double cursus, j’ai la chance d’avoir eu une vision à 360° de la filière agroalimentaire. C’est une formation et un univers qui marquent à vie. Je connais la chaîne de bout en bout, de la culture ou de l’élevage, en passant par la transformation jusqu’à la commercialisation des produits finis. Si le bon sens paysan m’a toujours attirée, aujourd’hui je peux dire que le bon sens commerçant me passionne aussi. »
La spécialité de Marine, ce sont les produits en libre-service qui émaillent les rayons des magasins Rive Gauche, Rive Droite, et du site Internet lagrandeepicerie.fr, en épicerie, brasserie, produits frais et en droguerie/hygiène. Ses achats ponctuent une grande relation de confiance avec les fournisseurs. « Certains d’entre eux collaborent avec La Grande Épicerie de Paris depuis des décennies. Il y a eu ce couple d’artisans biscuitiers qui a passé le flambeau à leur fils, pendant qu’ ici mon manager me passait la main à son tour. Et l’aventure se poursuit. » Un terme approprié, car Marine partage l’enthousiasme qui accompagne la découverte d’une nouvelle marque. Tout comme le fournisseur lui-même, elle finit par connaître chaque produit par coeur.
Ce qu’elle aime par-dessus tout dans son métier, c’est sa dimension concrète. Pouvoir arpenter les rayons et toucher les produits qu’elle achète. D’ailleurs, s’il y a bien un autre métier qui la fascine ici, c’est celui des Menuisiers, « capables de repenser le mobilier tout en respectant l’écrin du lieu. » De son métier à elle, elle précise justement qu’il nécessite « d’aimer le terrain, d’être attaché au réel, au côté tangible des choses. » Là encore, son fameux bon sens.
Marine a grandi avec La Grande Épicerie de Paris, puisqu’elle y a été prise en stage de fin d’études avant d’être embauchée. Un parcours formateur qui continue de l’enthousiasmer au fil de journées qui ne se ressemblent pas. Si elle devait décrire Le Bon Marché, elle le définirait comme « une très belle institution parisienne qui remonte au XIXe siècle, fondée par un couple de visionnaires. » Un lieu, selon ses mots, à la personnalité exceptionnelle, et des rayons qui sortent de l’ordinaire par leur beauté et leur profusion.
